Fizi : Plus de 150 foyers dévastés, le Sud-Kivu face à la colère de la rivière Lubichako

Le dimanche 22 février 2026, la rivière Lubichako, dans le territoire de Fizi au Sud-Kivu, a déversé sa colère sur les villages riverains, inondant plus de 150 habitations et laissant des dizaines de familles sans abri. Dans l’aire de santé de Lubichako, au sein du secteur de Ngandja, la catastrophe a pris une ampleur alarmante, révélant l’ampleur de la vulnérabilité des populations face aux phénomènes naturels.

Selon l’organisation Initiative des Femmes Autochtones Pygmées pour la Paix et le Développement Endogène (IFAPPDE), « environ 155 maisons ont été inondées, avec des dégâts matériels considérables », soulignant que cette situation pourrait rapidement se transformer en crise humanitaire si aucune intervention immédiate n’est mise en place.

Les infrastructures n’ont pas été épargnées : les ponts de Misisi, Nyange et d’autres localités ont cédé sous la pression des eaux, isolant davantage les populations et compliquant les opérations de secours. L’abbé Kilima Lukube Ladislas, de la paroisse de Misisi, raconte que les fidèles, en pleine célébration eucharistique, ont été contraints de quitter l’église pour échapper aux flots, illustrant la soudaineté et la violence de l’événement. Aujourd’hui, plus de 150 familles dorment à la belle étoile, ayant perdu meubles, vêtements, et parfois le toit de leur maison. IFAPPDE lance un appel pressant à la communauté humanitaire et aux autorités locales : une assistance immédiate est indispensable pour sauver des vies et prévenir une aggravation de la catastrophe.

Cette inondation survient quelques jours seulement après que Fizi centre a été frappé par des événements similaires, révélant un pattern inquiétant d’aléas climatiques extrêmes dans la région. La répétition de ces catastrophes met en lumière non seulement la fragilité des infrastructures, mais également l’urgence d’un plan de prévention et d’adaptation face aux inondations récurrentes.

Sans mesures rapides et coordonnées, le Sud-Kivu risque de voir se multiplier les drames humains, tandis que les populations continuent de payer le prix fort de leur isolement et de l’absence de dispositifs de protection adaptés.

Par kilalopress

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